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Baromètre 2017 du football professionnel, les chiffres clés

16 novembre 2017

Baromètre 2017 du football professionnel, les chiffres clés

Réalisé par le cabinet Ernst and Young, à l’initiative de Première Ligue et de l'UCPF, le Baromètre 2017 des impacts économiques et sociaux du football professionnel français révèle des chiffres significatifs sur l’évolution de notre sport.

Chiffre d’affaires des clubs : + 8,2 % par an entre 2010-11 et 2015-16

  • Le chiffre d’affaires 2015-16 des 43 clubs professionnels (20 de Ligue 1 + 20 de Domino’s Ligue 2 + CA Bastia, La Berrichonne de Châteauroux et US Orléans en National) s’élève à 2,12 Md€, soit une augmentation de 49 % depuis 2010-11.
  • Ce rythme de croissance est supérieur à celui des autres sports collectifs professionnels et dépasse aussi celui des secteurs de l’événementiel, qui bénéficient d’un fort dynamisme et d’un profond ancrage territorial, tels que la scène musicale et les festivals (+ 6 % de taux annuel moyen contre + 8,2 % pour les clubs professionnels).

Transferts : un produit multiplié par 2,35 entre 2010-11 et 2015-16

  • Le produit des transferts de joueurs (429 M€) représente la plus forte augmentation de chiffre d’affaires pour les clubs (+ 247 M€ sur les cinq dernières années).
  • Dans une logique de balance commerciale, l’activité des transferts est largement excédentaire en France (+ 208 M€ en cumulé depuis 2010-11), avec un total cumulé de ventes de joueurs à l’étranger depuis 2010-11 de 1,13 milliard d’euros pour un total d’achats de joueurs à l’étranger de 922 M€.
  • Certains clubs en ont fait un pilier de leur capacité d’investissement et de rentabilité. Par exemple, l’AS Monaco a vu le résultat de ses opérations de transferts passer de 3 à 91 M€, grâce à une stratégie de développement du trading joueurs fondée sur la formation interne et l’acquisition de jeunes talents.
  • À l’OM, sur la même période, ce résultat a quintuplé, passant de 9 à 49 M€. Même tendance à l’OL et à Bordeaux où les transferts ont quadruplé, passant respectivement de 14 à 58 M€ et de 4 à15 M€.
  • L’actualité récente de l’été 2017 ne fait que renforcer le modèle économique français, lié notamment à l’efficience du système de formation. 

Droits TV : la France, seul pays du Top 5 sous le milliard d’euros

  • La renégociation des droits TV domestiques dans tous les grands championnats met en évidence le potentiel de revenus supplémentaires qui pourrait être généré en France. Le Championnat de France est le seul à ne pas dépasser le milliard d’euros pour la prochaine saison et le record reste détenu par la Premier League, dont les droits TV atteignent 3,5 milliards d’euros par saison.
  • En France, seulement 40 M€ de revenus par saison sont générés à l’étranger, contre plus de 600 M€ par saison en Espagne et jusqu’à 1,3 milliard d’euros par saison en Angleterre.
  • L’Allemagne vient de renégocier ses droits audiovisuels, qui s’élèvent désormais à 1,2 milliard d’euros par an, dont 240 M€ par saison pour l’étranger.

Coût du travail : 28 % d'écart entre la France et l’Allemagne

  • Les clubs de football français doivent composer avec un handicap persistant, celui de la pression fiscale, et notamment celle qui pèse sur le coût du travail. En comparaison avec leurs compétiteurs européens, les clubs français souffrent d’un déficit d’attractivité à cause d’un taux de prélèvements obligatoires plus élevé.
  • Ainsi, pour un joueur percevant un salaire annuel brut de 600 000 €, un club allemand devra débourser 612 000 € contre 786 000 € en France (soit un écart de +28 %).
  • Les contributions fiscales et sociales liées à l’activité des clubs professionnels s’élèvent à 1,75 milliard pour l’ensemble de la filière (+ 22 % par rapport au 1,44 Md€ de 2010-11). 44 % de ces contributions sont portées par les clubs eux-mêmes (et leurs salariés) soit 776 M€, le reste étant imputé aux autres acteurs de la filière, dont l’effet fiscal a augmenté de 19 % sur la période.