Convention

Bernard Caïazzo : « Devenir des entrepreneurs du football »

28 juin 2017
Convention du Football Professionnel

Bernard Caïazzo : « Devenir des entrepreneurs du football »

« La deuxième édition de la Convention, qui a réuni plus de 300 participants, a connu un succès plus important que la première. Elle poursuivait les mêmes objectifs : s’informer, comprendre, réfléchir pour agir et changer, ce qui nécessite un environnement de détente pour bien travailler. Je dois souligner qu’elle n'était pas celle de Première Ligue, mais celle de tout le football professionnel français : la Ligue, l'UCPF et Première Ligue ont travaillé ensemble, main dans la main. Nous avons l’objectif de faire progresser notre football. Le but n’est pas de s’attribuer la paternité des idées ou des réformes, mais de travailler ensemble avec intelligence et respect.
Les clubs français sont à la fois rivaux sur le terrain, mais aussi associés pour ensemble améliorer notre football face à la concurrence des autres grands championnats. 
Lors de l'édition 2016, quand Christian Seifert, patron de la Bundesliga était intervenu, 80 % de nos clubs ne connaissaient pas le fonctionnement du championnat allemand.
Cette année, après l’intervention de Javier Tebas, président de LaLiga espagnole, nous sommes plus intelligents sur le sujet des droits TV internationaux, un domaine où les Espagnols sont très performants (700 M€ par an pour LaLiga Santander contre 70 M€ pour la Ligue 1). Par exemple, nous n’imaginions pas qu’un simple changement d’horaires de matchs (coup d’envoi à midi pour une diffusion en prime time en Extrême-Orient) puisse permettre de doubler le montant des droits. Javier Tebas nous a donné au moins 10 bons conseils pour que la France améliore ses performances. Le premier conseil est d’ailleurs qu’il faut investir. La vision internationale permet d’ouvrir les esprits de tous, y compris du club le plus modeste.
Nos compétitions françaises s’améliorent à tous les niveaux, mais le chemin est encore long pour atteindre le niveau sportif et économique des grands championnats. Nous y arriverons en laissant tomber la politique, trop présente dans le football français, pour devenir des entrepreneurs du football afin de produire le plus beau spectacle possible. »