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Jean-Michel Aulas : « On est capable de faire un Big Five à la française »

Par premiereligue | 22 septembre 2015

Le vice-président de Première Ligue s’est longuement exprimé dans les colonnes de France Football. Extraits de ses déclarations.

La création de Première Ligue.

« Nous avons fondé ce syndicat parce que nous n’étions pas satisfaits de la manière dont nous étions perçus par un certain nombre de dirigeants de l’UCPF. Je ne reconnaissais plus l’UCPF dont j’avais pourtant été à l’origine de la création. Il était devenu le terrain de jeu favori des présidents de Ligue 2 qui ne se préoccupaient pas de l’évolution du football professionnel mais de leur représentativité au sein des instances. (…) On a donc voulu reprendre les rênes. »

Les objectifs de Première Ligue

« Il faut faire progresser les choses dans un contexte d’agilité imposé par la crise et par l’évolution en cours dans toute l’Europe. On veut fermer la page franco française de l’UCPF pour s’ouvrir à une dimension européenne avec des structures adéquates mais qui tiennent compte de la gouvernance de la Ligue et de la Fédération. Il faudra une juste répartition des tâches entre les équipes marketing de la fédération, celles de la Ligue et nous. Mon objectif est de créer à côté du syndicat Première Ligue une structure commerciale de type SAS (société à actions simplifiée). Elle aura pour responsable un grand capitaine d’industrie afin d’aller chercher les ressources dont le football professionnel et amateur a besoin. (…) Deux schémas sont possibles. Le schéma anglais, où il n’y a pas de Ligue mais une Fédération qui a un pouvoir régalien et un droit de veto. La deuxième option est de laisser à la Ligue actuelle tout l’aspect régalien. Un certain nombre de présidents sont contre le fait que tout le volet réglementaire et organisation des matchs revienne à la FFF. Moi, je suis là pour expliquer ce qui est possible. Après, la démocratie tranchera. »

Les dossiers de Première Ligue :

« Les droits TV peuvent être augmentés. Le moment est venu de rediscuter. On a des nouveaux stades. Et dans la négociation anglaise, la qualité des stades a été déterminante en particulier pour les droits à l’étranger. Nous avions deux clubs en quarts de finale de la Ligue des Champions la saison dernière (Paris et Monaco). On est capable de faire un Big Four ou un Big Five à la française avec des grands stades et de valoriser ainsi notre championnat et ses droits étrangers. Après, il y a tout le savoir-faire des grands clubs qui ont une image à l’international et qui peuvent attirer des grandes entreprises. Le PSG commence à le faire. Près de 20 à 25% des revenus des grands clubs proviennent des droits à l’international et d’opérations ponctuelles. Il y a un potentiel de croissance des revenus au service de tout le monde. (…) L’objectif, c’est de gagner plus pour répartir plus. Le principe de solidarité doit être préservé. La contrepartie, c’est d’avoir le pouvoir de faire ce que l’on souhaite. Jusqu’à maintenant, on a accepté notre argent mais on nous a privés du pouvoir d’en gagner plus. Cela ne pouvait pas durer. »