Dans le cadre de la Convention 2016 du football professionnel, Première Ligue a souhaité donner la parole à Christian Seifert, directeur général de la DFL. Lors de sa conférence, mercredi 29 juin, le dirigeant allemand a présenté les actions menées par la Bundesliga depuis 2001, qui lui ont permis de redevenir l’un des trois plus grands championnats européens.

Voici quelques extraits de son intervention.

Christian Seiffert : « L’Allemagne s’est inspirée de la formation française »
« Le renouveau de la Bundesliga s’est enclenché après un Euro 2000 catastrophique pour l’équipe d’Allemagne, éliminée au premier tour sans remporter un match. À l’époque, tout allait bien pour le football allemand de clubs, avec trois clubs différents finalistes de la Ligue des champions entre 1997 et 2002, pour deux victoires finales. Pourtant, les dirigeants de clubs ont décidé d’agir pour lancer un cercle vertueux pour le football allemand. »
« En 1998 et 2000, la France dominait les compétitions internationales et l’Allemagne s’est beaucoup inspiré de ce qui a fait la force de la France dans le domaine de la formation. »
« En 2001, a été prise la décision d’obliger les clubs à posséder leur centre de formation. Entre 2001 et 2015, les clubs ont dépensé au total plus d’un milliard d’euros dans leurs centres de formation, dont 110 M€ en 2014-15. »
« Entre 2002-03 et 2014-15, l’âge moyen est passé de 27,1 à 25 ans et le pourcentage de joueurs allemands en Bundesliga est passé dans le même temps de 50 à 59 %. 14 joueurs de l’équipe d’Allemagne disputant l’Euro 2016 jouent en Bundesliga et l’immense majorité a été formée par des clubs de Bundesliga. »
« Quand je suis arrivé à la DFL en 2005, l’Allemagne était 5e au coefficient UEFA, talonnée par la Roumanie. Aujourd’hui, nous sommes 2e, derrière la Premier League. En 2001-02, l’affluence moyenne en Bundesliga était de 28 920 spectateurs contre 42 685 en 2014-15. C’est le taux de remplissage qui a explosé. »
« Nous venons d’obtenir plus d’un milliard d’euros de droits TV par an pour la période 2017-2021 (4,64 milliards d’euros, soit 1,16 Md€ par saison), parce que nous avons su convaincre les diffuseurs que notre produit est de qualité et que c’était utile pour eux d’acheter nos droits. »
« Nous avons placé la qualité au centre de nos réflexions et c’est pourquoi nous avons créé une entreprise de production. Les diffuseurs savent que nous soutenons toutes les innovations qui peuvent améliorer notre produit. »
« En termes de responsabilité sociale, les 500 joueurs de Bundesliga gagnent des sommes très importantes et c’est parfois compliqué à comprendre pour le grand public. En 2009, nous avons décidé de créer notre Fondation et d’agir avec le gouvernement et les joueurs dans des projets contre le racisme, pour l’intégration, en faveur des réfugiés… ◦investissement annuel : 3,5 millions d’euros. L’objectif est de rapprocher les joueurs du public. Dans nos accords avec les diffuseurs, il y a une clause qui nous permet de diffuser, lors de chaque retransmission, un spot qui met en avant les actions sociales déployées par la DFL. »
« D’ici à 2025, nous pensons que nous devons augmenter nos revenus générés à hauteur de 5,5 à 6 milliards d’euros par an pour maintenir notre position dans le Top 3 des Ligues dans le monde. »

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