Première Ligue a organisé, les 28 et 29 juin à Cannes, en partenariat avec la Ligue du Football Professionnel, la Convention 2016 du football professionnel français, un événement inédit appelé à s’inscrire durablement dans le calendrier national. Pour ce premier grand rendez-vous, Bernard Caïazzo, président de Première Ligue, avait invité l’Anglais David Dein, ambassadeur de la Premier League, et l’Allemand Christian Seifert, directeur général de la Ligue allemande, afin qu’ils apportent une information complète, détaillée, vivante aux dirigeants du football français sur deux grands championnats : la Premier League et la Bundesliga.

Il y a une prise de conscience des participants à la Convention vis-à-vis de ceux qui sont meilleurs que nous. Il était bon, par exemple, de voir où en étaient les Allemands il y a 10 ou 15 ans, où ils en sont aujourd’hui, et où ils veulent arriver en 2025. Je trouve impressionnant que la Bundesliga ait un plan sur les dix prochaines années. Je crois que nous ne devons pas copier, mais nous inspirer des modèles allemands et anglais. Ils donnent des pistes de travail et d’amélioration. Il faut améliorer, en particulier, l’attractivité de notre produit, en agissant dans cinq domaines : les pelouses, le jeu, les tribunes, l’arbitrage et la réalisation audiovisuelle.

Didier Quillot

LFP

Au total, ce sont plus de 200 personnalités concernées par l’avenir de notre football que Première Ligue a rassemblé pendant deux jours, entre les huitièmes et les quarts de finale de l’Euro 2016 : Noël Le Graët, Jean-Pierre Denis, Didier Quillot, Jean-Michel Aulas, Vadim Vasilyev, Jean-Claude Blanc, Olivier Sadran, Saïd Chabane, Loïc Ferry, Waldemar Kita, René Ruello, Jean-Pierre Rivère, Guy Cotret, Jacques Rousselot, Philippe Piat, Pierre Repellini, Gérard Houllier, Arsène Wenger, Jean-Claude Darmon, Christophe Galtier, Bernard Lacombe, José Cobos, José Touré, Yannick Stopyra, Ulrich Ramé, Dominique Rocheteau, Basile Boli, Alain Roche, Jérôme Alonzo, Nathalie Boy de la Tour, Sophie Dion et tant d’autres, qu’il serait vain de vouloir toutes citer.

La Convention a été le symbole d’une union retrouvée, mais elle a permis aussi une projection sur l’avenir. Pour construire l’avenir avec une vision prospective, nous devons nous affranchir du passé. On voit bien aujourd’hui que toutes les activités sont bouleversées et c’est vrai aussi dans le football. Si on ne construit pas différemment, il y aura une distorsion de concurrence avec nos voisins. Pour aboutir à ces réflexions, il était nécessaire de sortir du schéma précédent, de quitter l’UCPF et de créer le syndicat Première Ligue…

Jean-Michel Aulas

OL

Dans son discours d’ouverture de la Convention, Bernard Caïazzo a pris à témoin l’assistance, en dressant un constat lucide sur l’état actuel du football professionnel : « Il est rapide à énoncer. La France est dernière au classement des droits TV par rapport à ses voisins qui génèrent des revenus au moins deux fois supérieurs. Mais, phénomène aggravant, la France est la première au classement des charges à payer à l’État. Je ne prends qu’un exemple : des clubs comme le LOSC Lille ou l’AS Saint-Étienne paient plus de charges patronales que tous les clubs de Bundesliga réunis ! L’Olympique Lyonnais ou l’Olympique de Marseille, s’acquittent d’autant de charges patronales que l’ensemble des clubs espagnols et allemands ! Deux clubs de Ligue 1 au même niveau que les 38 clubs de Liga et de Bundesliga… »

Pour construire un modèle qui fonctionne, il faut de l’ambition, il ne faut pas hésiter à remettre en cause les modèles existants comme Première Ligue l’a fait avec la création du syndicat des clubs de Ligue 1. Nous avons redéfini, au cours des dernier mois, le système de gouvernance, c’était un premier pas. Il reste beaucoup à faire pour remplir les stades, offrir des qualités d’accueil optimales, avoir des pelouses de grande qualité… Il y a donc beaucoup de chantiers sur lesquels travailler, mais je crois qu’on retrouve beaucoup d’ambition et d’envie lors de cette Convention avec tous les présidents de clubs qui ont compris qu’il était temps de modifier le système existant.

Jean-Claude Blanc

PSG

C’est donc à un examen approfondi de la situation française, au regard du mode d’organisation et de fonctionnement de nos voisins anglais et allemands, auquel le président de Première Ligue a invité l’ensemble des participants.
En clôture des deux jours de travaux, qui ont permis de rassembler toutes les familles du football français, Bernard Caïazzo leur a assuré que le combat pour sa modernisation ne faisait que commencer et que d’autres rendez-vous les attendaient dans les prochaines semaines.

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