Football européen, une croissance continue et durable

Par ARTHUR DONNADIEU

L’ensemble des clubs des top divisons européennes a enregistré, en 2018, des revenus dépassant les 21 Md€, une augmentation de 5% par rapport à 2017. 75% de ce montant est généré par les clubs du « Big 5 » (Angleterre, Allemagne, Espagne, Italie, France).

Observons l’évolution de la croissance du chiffre d’affaires des clubs des top divisions européennes depuis 2009, sur le graphique ci-dessous, selon une étude de l’UEFA[1] :

Ainsi, les revenus ont-ils augmenté de près de 80% sur les dix dernières années (6,7% de croissance moyenne annuelle).

Les revenus de 2018 se décomposent de la manière suivante :

Les quatorze principales ligues européennes ont toutes connu une croissance. Les revenus de billetterie ont, par exemple, bondi de 8% entre 2017 et 2018. La forte augmentation des contrats de droits audiovisuels explique en grande partie cette évolution.

Lors de la saison 2018/2019, le FC Barcelone (841 M€), le Real Madrid (757 M€) et Manchester United (712 M€) occupent, dans cet ordre, les trois premières places sur le podium des clubs générant le chiffre d’affaires le plus important. C’est la première fois qu’un club affiche des revenus supérieurs à 800 M€. Deux clubs français (le Paris Saint-Germain et l’Olympique Lyonnais) font partie du top 20 des clubs ayant enregistré le plus de revenus lors de la saison 2018-2019.[2]

Concernant les infrastructures des clubs, il faut savoir que plus de 241 projets de stades ont été mené ces dix dernières années sur le sol européen.

Dans les principaux championnats, l’Angleterre et l’Espagne regroupent le plus de clubs propriétaires de leur stade : huit chacun. Les Pays-Bas et l’Allemagne suivent avec respectivement six et quatre clubs. La France, quant à elle, arrive derrière l’Italie et le Portugal avec un seul club propriétaire de son stade : l’Olympique Lyonnais. Cependant, six autres « louent » leur stade sous forme de bail emphytéotique, un bail de très longue durée. Il donne un droit immobilier réel à l’emphytéote, le locataire « quasi-propriétaire » du stade sur la durée du bail.

Sur le spectre européen, seulement 12% des clubs des top divisions sont propriétaires de leur stade, quand plus de 50% des stades sont détenus par les municipalités ou par l’Etat lui-même.

Par ailleurs, plus de 100 clubs possèdent un contrat de naming pour leur stade. C’est un contrat qui consiste à attribuer le nom d’une marque à une enceinte sportive.

Ainsi, les projets se multiplient en Europe avec une volonté d’une partie des grands clubs de devenir propriétaires de leur stade afin de profiter de leur exploitation et d’augmenter leurs revenus de billetterie. Tout cela s’inscrit dans une dynamique de croissance globale des revenus des clubs des top ligues européennes avec, on l’a vu, un big 5 de plus en plus prépondérant.

[1] UEFA report 2020 : The European Club Footballing Landscape

[2] Deloitte Football Money League 2020

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