Etude EY – Première Ligue : l’impact du Covid-19 sur la Ligue 1 et la filière du football professionnel

Première Ligue et EY ont mené une étude sur l’impact du Covid-19 sur les clubs de Ligue 1 et la filière du football professionnel, notamment en termes de chiffre d’affaires et d’emplois pour les saisons 2019/2020 et 2020/2021.

Les principaux enseignements de cette étude sont les suivants :

Les clubs de Ligue 1 enregistrent une perte de chiffre d’affaires, pour la saison 2019-2020, dépassant les 600 millions d’euros. Ce chiffre n’intègre pas les aides consenties par l’Etat (activité partielle et PGE (prêt garanti par l’Etat), par exemple) ; il exprime donc uniquement la perte totale de chiffre d’affaires des différentes sources de revenus : droits audiovisuels, sponsoring, recettes matchs, opérations de transfert et autres produits (dont merchandising), liée au Covid-19. La situation est très préoccupante : En trois mois, la crise sanitaire a détruit 4 années de croissance (graphique ci-dessous).

Au-delà des acteurs du football professionnel, c’est toute une filière qui a été touchée. La filière recense un manque à gagner de 1.27 milliard d’euros pour la saison 19/20. Cette crise nous a appris que lorsqu’un club de football professionnel perd 1€, les autres acteurs de la filière perdent 1€ également! Ce sont les territoires, les emplois locaux qui en pâtissent.

Les projections chiffrées pour la saison 2020/2021 ne sont guère plus enthousiasmantes. En effet, que l’on soit dans le scénario optimiste fondé sur l’utilisation des stades à pleine capacité et un large soutien des sponsors ou dans le scénario pessimiste où la jauge de 5000 spectateurs serait appliquée à minima jusqu’en décembre 2020, la perte de chiffre d’affaires pour les clubs de Ligue 1 pourrait osciller entre 413 et 600 millions d’euros.

Sur la base de ces perspectives, parmi les 33 900 emplois directs et indirects composant la filière du football professionnel, 3 400 à 8 000 seraient à risque la saison prochaine.

Les solutions à notre disposition aujourd’hui ne sont pas suffisantes. Bien que les aides de l’État nous aient aidés à amortir les effets de la crise sanitaire, si rien n’évolue, le football professionnel français risque un déclassement irréversible.

Ainsi, pour relancer  notre secteur d’activité, nous proposons un plan de relance axé notamment autour de trois mesures phares  :

  • L’exonération de contributions patronales pour la période de juillet à décembre 2020.
  • Le rétablissement du droit à l’image collective (DIC) d’un montant de 30 % de la rémunération au-delà de 4 PMSS (plafond mensuel de Sécurité sociale). Cela permettrait aux clubs et donc au championnat français de gagner en compétitivité face à nos voisins européens.
  • L’allongement de la durée maximale du premier contrat professionnel de 3 à 5 ans. Avec cette mesure, nous protégerons mieux notre formation en empêchant l’expatriation précoce des joueurs talentueux formés en France.

Synthèse de l’étude : EY_Première Ligue_Impact COVID-19 Synthèse

 

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