Rencontre

Première Ligue aux pouvoirs publics : « Aidez-nous ! »

Un secteur d’activité qui représente 2,1 milliards d’€ de chiffres d’affaires, 7 500 emplois directs, 27 000 emplois indirects, qui verse chaque année 1 milliard d’€ de contributions fiscales et sociales dans les caisses de l’Etat, qui finance le sport amateur à hauteur de 100M€, qui plonge ses racines au cœur des territoires et qui intéresse 25 millions de Français, a forcément beaucoup de choses à dire aux pouvoirs publics. Il en a d’autant plus qu’il traverse en ce moment des turbulences en raison du COVID-19 et que la décision du gouvernement de stopper net le championnat de France de Ligue 1 lui a fait perdre environ 605 M€ de chiffre d’affaires sur la seule saison 2019-2020 et sans doute davantage au terme de la saison qui vient tout juste de débuter.

Parler le langage de la vérité, c’est ce à quoi s’est employée, le 17 septembre, une délégation de Première Ligue conduite par Marie-Hélène Patry, déléguée générale, et Bruno Belgodère, délégué général adjoint, et par quatre représentants de clubs, Jacques-Henri Eyraud (OM), Harry Moyal (OL), Loïc Morin (Nantes) et Victoriano Melero (PSG), lors d’une réunion de travail avec une quinzaine de parlementaires de tous bords politiques, en présence du Conseiller Sport du Président de la République, Cyril Mourin.

La réunion, ouverte par un exposé chiffré tiré d’une étude co-produite par Ernst&Young et Première Ligue, a bien sûr porté sur les impacts économiques de la crise sanitaire, et sur les mesures que le football professionnel préconise pour redresser une situation critique.

Tout en se félicitant des aides de l’Etat qui ont permis d’amortir les effets de la crise, les représentants des clubs ont plaidé pour la mise en œuvre d’un certain nombre de dispositions très concrètes et nécessaires à court et à moyen terme, comme l’exonération de contributions patronales pour la période du 1er juillet 2020 jusqu’au retour à une jauge normale de spectateurs dans les stades, le rétablissement du droit à l’image collective (DIC) d’un montant de 30 % de la rémunération des sportifs au-delà de 4 PMSS (plafond mensuel de Sécurité sociale), la transformation du statut associatif de la LFP en société ou l’allongement de la durée maximale du 1er contrat professionnel de 3 à 5 ans.

Tout en se montrant réceptifs aux « revendications » exprimées par Première Ligue, Cédric Roussel, Député des Alpes-Maritimes, et François Cormier-Bouligeon, Député du Cher, respectivement présidents des groupes d’études « Economie du sport » et « Sport » de l’Assemblée nationale, auteurs d’un rapport sur les 50 mesures pour relancer le Sport français, ont fait valoir une problématique plus générale qui englobe l’ensemble des associations sportives.

Pour sa part, Sacha Houlié, Député de la Vienne, faisait savoir qu’il déposerait un amendement visant à assouplir la position des préfets dans le dimensionnement des jauges au regard de la situation sanitaire d’une part et de la capacité d’accueil de chaque stade d’autre part. Une volonté suivie d’effet puisque, une semaine plus tard, les députés votaient à l’unanimité son amendement en commission pour que les jauges soient proportionnelles à la capacité des stades et des salles ! Une mesure « de bon sens » souhaitée par l’ensemble des participants d’une réunion football professionnel-parlementaires qui n’aura pas été inutile, et qui appelle d’autres rendez-vous de ce type que Première Ligue espère productifs.

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