Martel, homme de cœur

Par Denis CHAUMIER

Souvent, Gervais Martel parle de tous ces gens du Nord, cette « région merveilleuse, formidable, où l’on pense d’abord avec le cœur », cette région « qui souffre aussi d’un déficit d’image terrible, injuste », et à laquelle le Racing Club de Lens « a donné fierté et espoir » en 1998 avec la conquête de ce titre de champion de France vécu, par tous, comme un bonheur absolu. Mais il ne cultive pas la nostalgie. L’histoire d’amour entre le Racing et Gervais Martel, homme de cœur et d’engagement, est total. Et éternel. En 1988, quand il accède à la présidence du club, à l’âge de trente-sept ans, le RCL traîne un lourd passif. Grâce à un passage en SAOS, à un partenariat local bien ficelé et à des structures « lourdes » (stade, structures d’entraînement) de très haut niveau, il l’a transformé peu à peu en une entreprise moderne. Gervais Martel avait vite compris que la fibre régionale et l’assise populaire étaient essentielles pour la réussite d’un club aux racines profondes. Président du 24 août 1988 au 2 juillet 2012, puis de juillet 2013 au 30 septembre 2017, il a donné tout son temps, toute son énergie, tout son enthousiasme pour faire du stade Bollaert un haut lieu de rassemblement où plus de 40 000 fidèles, drapés de « Sang et d’Or », viennent communier et chanter, exprimer leur joie et leur attachement à leurs couleurs. Toujours aussi mobilisé pour le développement du football en France, Gervais Martel est aujourd’hui administrateur indépendant de la LFP, où il vient d’être élu. A 66 ans, qu’il fête en ce 20 novembre, il n’entend pas ménager ses efforts pour permettre au football professionnel d’assurer son redressement.

 

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